Le parc jurassique de Steven Spielberg débarquait dans les salles en 1993 et réunissait des millions de spectateurs époustouflés par la beauté des nouveaux effets spéciaux et par l'histoire de la résurrection des dinosaures, éteints depuis 65 millions d'années. Beaucoup se sont mit à rêver (moi le premier): et si l'on recréait les "terribles reptiles" à l'aide de l' ADN de dinosaure trouvé dans le sang des moustiques fossilisés dans l'ambre ? Hélas, trois fois hélas, il y a des "hic" : l'ADN ne survit pas pendant des millions d'années si bien qu'il nous ait impossible de recréer des Tyrannosaures. Et même si il résistait, il nous manquerait des millions de brins d'ADN nécessaires à la reconstitution d'un animal éteint (même si, dans le film, ils comblent les manques en rajoutant de l'ADN de grenouille africaine). Enfin, quelques gouttes de sang, ce n'est rien. C'est trop peu pour reconstituer un Brachiosaure de 40 tonnes ou même un Compsognatus de la taille d'un poulet. Jurassic Park n'est qu'un film de science-fiction et pas très scientifique : les Vélociraptors qui y figurent sont en réalité des Deinonychus. Les Vélociraptors étaient plus petits et moins dangereux que leurs cousins les Deinonychus (mais "Raptor", c'est plus vendeur que "Nychus") !
Cela dit, ça reste un bon film qui changea la vision que l'on se faisait des dinosaures bouffis et trainant la queue par terre, comme nous le montre l'extrait mythique de l'attaque du T-Rex contre la Jeep et qui soutena la théorie évolutive selon laquelle les oiseaux descendent des dinosaures !
Merci à Kiba !
Aje