"Le papillon appelé phalène du bouleau est en train de subir un phénomène de selection naturelle. Il a des ailes blanches qui le rendent invisible sur les bouleaux. Dans les régions où la pollution a noirci les arbres, ils ont des ailes foncées. Ainsi, ils restent invisibles, et les oiseaux ne les mangent pas. L'espèce la mieux adaptée à l' environnement se reproduira et deviendra la plus courante."
Extrait de "La Préhistoire" de Laurent Broomhead.
"C'est l'histoire d'un papillon de nuit qui se plaisait à vivre dans l'Ouest de l'Angleterre. Pendant longtemps, toutes les troupes de cette espèce dénommée phalène du bouleau sont du genre pâlichon : leurs ailes sont à dominante blanche. Mais en 1848, ô surprise, un amateur de papillonbs en attrape un dont les ailes ont viré au noir. En cinquante ans, dans la région industrielle de Manchester, c'est cette nouvelle forme du phalène du bouleau qui s'impose : elle représente 98% des spécimens capturés. Or, on sait que la phalène passe l'essentiel de ses journées à se reposer sur les troncs de bouleau. Lesquels, avec la révolution industrielle, se sont recouverts de suies noires. Hasard ? Que nenni : adaptation et évolution !"
D'après le hors série SVJ N°71 "les 100 choses à savoir en science" dans l'article "l'évolution est un fait avant d'être une théorie."
Toujours dans ce même article de SVJ...
"Les hommes aussi évoluent.
Voilà quelques dizaines de milliers d'années, ils se sont installés. Là, dans les hauteurs des Andes ou de l'Himalaya, la pression de l'air est tellement faible que l'oxygène a du mal à s'infiltrer dans leur sang : pour les Européens que nous sommes, impossible d'y tenir sans bouteille à oxygène. Mais au fil des générations, les paysans Quechuas, eux, ont vu leurs poumons s'élargir et leur sang mieux fixer l'oxygène grâce à une hémoglobine légèrement modifiée : ils ont pu vivre sans problème à haute altitude, et ce sont les seuls à rester sur place. Quant aux Tibétains, on constate aujourd'hui que chez eux, les mères dont le sang est le moins riche en oxygène perdent plus d'enfants en bas âge que les autres : autrement dit, ceux qui sont moins bien adaptés ne survivent pas."
Puis voici un extrait du site ABU, au sut du livre de Darwin "l'Origine des Espèces".
"Les Souris mutantes de Brown
En avril 1962, on découvrit des Souris mutantes au pelage jaune pâle parmi une population de Souris communes (Mus musculus), dans une ferme du Missouri. Larry Brown a étudié la répartition des deux formes de Souris en question pendant deux ans : il échantillonnait la population de Souris à intervalles de quatre mois en plaçant des pièges dans un grenier à blé construit en bois sombre et hermétiquement clos. Brown notait le nombre d'individus jaunes et bruns pris dans les pièges, puis les relâchait. En décembre 1962, 27 des 58 Souris avaient un pelage jaune pâle. Au début de janvier 1963, une ouverture est pratiquée dans l'un des murs du grenier afin que les Chats puissent entrer. A partir de ce moment, aucune des Souris capturées n'était plus de couleur jaune pâle. L'introduction d'un prédateur dans le milieu avait joué contre les Souris jaune pâle, davantage repérables dans un grenier sombre. "
Cette conclusion au sujet des Tibétains est horrible, certes, mais elle prouve, une fois de plus, la validité de la selection naturelle (comme toutes les autres preuves citées d'ailleurs)...
Sur ce, je vous souhaite un agréable moment à Darwinapolis !
Aje